Mes Chers amis,
Mes premiers mots seront pour vous membres du Bureau Politique et adhérents de l’Union des Forces de Progrès. Merci de votre soutien, de votre amitié, de votre énergie, de votre enthousiasme.
Merci à tout ceux qui se dévouent sans compter chaque jour au service de nos idées, de notre ligne de conduite politique auprès de nos concitoyens et de la diaspora congolaise.
Je veux saluer fraternellement le Bureau Politique et les Secrétaires Nationaux Fonctionnels et Thématiques de notre mouvement. Vous êtes notre force, notre avant-garde, notre meilleur moyen d’agir. Je veux vous dire combien j’ai besoin de vous.
Je veux par le biais de cette note souhaiter la bienvenue à tous ceux et toutes celles qui n’ont jamais milité et qui vont nous rejoindre pour la première fois parce qu’ils ont l’espoir que les choses vont changer. Nous ne vous décevrons pas. Elles vont changer.
Je veux dire à Parfait Yanic Bondoumbou, à Alban Bakoulou et à Alden AMOUNA que je suis heureux de faire équipe avec eux.
Je veux remercier Fortune Boungoukolo pour sa loyauté et son amitié. Nous continuerons à travailler ensemble. Ce sera un beau symbole de notre unité.
Chacun peut imaginer l’émotion profonde qui est la mienne au moment de la création de ce mouvement de centre-droit.
Je mesure à cette seconde le poids de mes responsabilités à l’endroit de chacun d’entre vous. Je mesure tout autant l’honneur qui m’échoit.
Je sais que la confiance que vous me témoignez me crée plus de devoirs que de droits. J’ai appris tout au long de ces années qu’il y a beaucoup d’épreuves sur la route de celui qui a un grand dessein. Je n’ignore nullement que les attaques les plus rudes me seront plus que jamais réservées. Je connais la difficulté des défis qui m’attendent. Mais tout sera désormais plus simple puisque vous êtes là !
Et notre force ce sera d’être ensemble et de le rester. Grâce à vous, je suis prêt à relever tous ces défis, à affronter sans me dérober toutes ces attaques, à porter votre énergie, à incarner vos espoirs. Je suis prêt comme jamais sans doute je ne l’ai été.
Je suis prêt parce qu’au plus profond de moi-même je sais que le Congo ne redoute plus le changement mais qu’il l’attend.
Je sais qu’il faut faire renaître l’espoir parce que les peurs sont nombreuses. Je sais qu’un nouveau monde se dessine qui fait naître des inquiétudes. Mais ce n’est pas en se voilant la face que nous aiderons les Congolais à surmonter leurs craintes, à les affronter, à les vaincre. En voulant se rassurer à bon compte on ne fait que les renforcer.
Il faut dire la vérité. Avoir le courage de garder les yeux ouverts pour regarder les problèmes en face.
Pour redonner de la considération à la politique il faut commencer par dire les choses telles qu’elles sont sans se demander de façon incessante si cela sera ou non populaire.
Je sais qu’il faut redonner de la force, du contenu, de la noblesse, une utilité à l’action politique. Je sais que les Congolais attendent un projet mobilisateur qui leur redonne confiance à la fois sur le plan collectif et sur le plan individuel. Un grand dessein pour le Congo du 21ème siècle et pour tous les Congolais. Voici la mission première du nouveau mouvement populaire qu’est l’Union des Forces de Progrès.
A force de dire qu’il n’y avait rien à faire, nombre de Congolais ont renoncé à voter. Ce n’est pas la politique qui ne passionne plus. C’est la façon dont nous la concevons qui n’intéresse plus.
Président fondateur de l'Union des Forces de Progrès, je veux rester un homme libre. Libre de penser, de proposer, d'imaginer, de débattre. Par-dessus tout je veux rassembler. Je veux que chacun comprenne qu’il a sa place et qu’il trouvera à utiliser ses talents. Nous serons libres et nous serons ensemble. Tous ensemble ! Personne ne doit avoir le sentiment d'être laissé de côté, d'être inutile, d'être isolé. Tous pour le Congo, le Congo pour Tous !
Il nous faut changer, non par amour du changement, mais parce que les Congolais attendent autre chose que des discours du passé, des solutions mille fois utilisées ou des mots vides de sens. Ils exigent que nous les aidions à comprendre l’avenir, et par-dessus tout à le bâtir pour eux et pour leurs enfants.
Le Congo est à refonder, à rebâtir, à reconstruire. Il est tout simplement à développer. Il y a de la place et de la tâche pour tous. Pendant ce temps, l’opposition congolaise, fantoche et ingénue, est démissionnaire.
Au Congo, nul doute, l'opposition n'existe que par l'étiquette qu'on lui donne, car il n'existe pas d'opposition réelle au Congo, les opposants congolais n'ont aucune personnalité, ce sont des pantins, qui s'emploient corps et âme à s'autodétruire, une opposition fantoche, et fantomatique, qui est minée par des querelles intestines et des egos surdimensionnés. Ces pseudos opposants, avec leur conception d'opposition désuète et folklorique, courbent l'échine devant le pouvoir, une opposition minée par les querelles intestines, fétichistes et machiavéliques, elle n'existe que dans l'ire de ces pantins qui saoulent le Congo de discours haineux, prolixes, baroques, fantasmagoriques et pantagruéliques.
Je crois que l'on devrait avoir un raisonnement plus intelligent, adoubé d'une bonne dose d'acuité intellectuelle dans cette situation qui prend une tournure dramatique et inhumaine. Toute la jeunesse congolaise aspire au bien être, et essaie de trouver une issue aux maux causés par la perfidie et la boulimie du pouvoir.
Je propose avec ma candidature et l’Union d’endiguer cette impunité et favorisé son épanouissement à cette jeunesse.
La prédation des ressources du Congo, les statistiques économiques sont révélatrices, et la réalité dans nos villes en dit long sur le chaos que génère cette tyrannie maladive, c'est un fait.
Les congolais aspirent à vivre dans la dignité et le respect, dans un pays qui manque de tout, une nation appauvrit expressément, la population erre dans la précarité.
Les controverses sur la vie difficile, la misère et la baisse vertigineuse du pouvoir d'achat des congolais ont des racines profondes, mauvaise gouvernance, prédation des richesses, capitalisation du pouvoir : demander une redistribution des richesses et un respect des libertés individuelles.
L’Union des Forces de Progrès
à travers son projet politique portant l’intérêt général au-dessus de tout, veut assurer pour tous l’accès à l’emploi, à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé de qualité, à
l’éducation, à un logement décent, bref à une vie digne.
Selon les statistiques officielles émanant du ministère du Plan, la moyenne nationale du taux de chômage est de 19 %. Les jeunes constituent la catégorie sociale la plus touchée : 40 % de chômeurs (15 – 19 ans), 36,7 % (20 – 24 ans) et 27,7 % (25 – 30 ans).
L’Union ce fixe comme objectifs :
d'assainir les finances publiques en réduisant les déficits budgétaires
de développer l'éducation e, rapport avec les perspectives d'emploi ;
de réformer la fonction publique pour en faire une administration au service du développement,
débarrassée de la corruption, de l'absentéisme et du laxisme ;
de doter l'ensemble du pays en infrastructures de base du développement ;
enfin, de promouvoir l'intégration sous-régionale.
Sur les mécanismes de protection sociale, il n’existe ni dispositif de soutien aux chômeurs, aux sans-emploi et personnes âgées ni d’assurance maladie. Tandis que dans le secteur sanitaire, toutes les formations sanitaires manquent cruellement de personnel qualifié, de plateaux techniques modernes et de médicaments essentiels. En matière de logement, l’accès aux logements sociaux en construction est fermé à plus de 70 % des Congolais qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Donc, la précarité sociale prédispose les Congolais démunis à des comportements déviants tels que les vols, pillages, prostitution, corruption, braquages et fraudes de tous genres.
L’université, la recherche doivent avoir une place prépondérante. C’est par le renouvellement des idées, par
l’ouverture de nouveaux champs de la connaissance qu’un pays progresse.
Je l’affirme ! A tout âge on peut avoir besoin d’apprendre à nouveau. Sans ce droit à la formation tout au long de la vie, le slogan de la deuxième chance n’est qu’un leurre. Quand une usine
ferme, les salariés doivent se voir reconnaître le droit d’acquérir de nouveaux savoirs pour embrasser un nouveau métier.
Il faut mettre un terme à un système qui condamne à l’inaction tant de quinquagénaires qui veulent travailler tandis qu’il assure une place définitive à celui qui a eu la chance de réussir ses
examens entre 18 et 22 ans.
Le chantier de l’éducation et de la formation tout au long de la vie devra mobiliser toute notre attention car c’est bien là que se joue d’abord l’avenir du Congo.
L’Education Nationale n'est gratuite que parce qu’elle est financée par le produit des impôts de ceux qui
travaillent. Ils sont en droit d’exiger en retour qu’on ne fasse pas n’importe quoi dans nos lycées ou que la faculté ne soit pas un lieu pour seulement attendre que la vie se passe.
Nous ne parviendrons à bâtir un nouveau modèle de réussite que si nous sommes assez courageux pour réhabiliter le travail. Réhabiliter le travail c’est d’abord, et c’est urgent, réparer
l’ascenseur social afin de casser cette idée si peu républicaine d’une société congolaise sclérosée, bloquée, faite de haine et de rancoeurs.
Nul ne doit être condamné à rester dans son milieu d’origine s’il est modeste, mais à l’inverse nul ne peut prétendre être installé à vie dans un statut que son mérite ne justifie plus !
Notre société doit être plus fluide, plus accessible, plus généreuse. L’aventure de la réussite sociale doit être encouragée, systématisée, rendue accessible.
Je ne parle pas seulement du secteur privé. Je pense tout autant au secteur public. Je ne vous cache pas être préoccupé par cette nouvelle fracture qui oppose les uns et les autres. La
performance n’existe pas seulement dans le privé. Elle existe aussi dans le public pour peu que l’on prenne la peine de l’évaluer.
L’Union des Forces de Progrès
veut encourager le mérite et l’effort dans tout le Congo à tous les niveaux.
Le mérite doit être pris en compte dans la rémunération de la Fonction Publique. Chacun connaît ces exemples admirables, ici d’un agent communal toujours disponible lorsque l’on a besoin de lui,
là d’un directeur d’école au dévouement exemplaire, ou encore d’une infirmière profondément engagée à soulager la souffrance des malades. Il n’est pas normal que l’Etat ne puisse récompenser
financièrement ceux qui font plus que les autres ou en tout cas davantage que ce que le seul statut exigerait.
Que l’on nous comprenne bien, il ne s’agit pas de retirer quoi que cela soit aux uns qui font juste le nécessaire mais de donner davantage à ceux qui en font plus. Nul ne peut contester
qu’il s’agit là de faire une application stricte de l’esprit et de la lettre des valeurs républicaines.
Réhabiliter le travail c’est redonner à chacun le goût de l’initiative en l’encourageant à créer son entreprise, son commerce, son cabinet. Encourager cela signifie assurer celui qui prend des
risques qu’en cas de réussite il en aura la juste rémunération.
L’objectif de la politique de l’Union des Forces de Progrès, ce n’est pas le partage de richesses qui s’amenuisent, ce doit être la création de nouvelles richesses, qui
seules permettront le financement de notre politique sociale.
Ces objectifs sont légitimes, et surtout ils ne sont pas contradictoires. Plutôt que chacun prenne des postures, parlons-nous, comprenons-nous et construisons un système où chacun sera gagnant. Et surtout ne craignons pas d’affronter la pensée unique de certains frustrés, attachés aux pratiques d’un autre temps qui n’est rien d’autre que de la gestion du chômage. Notre stratégie doit être celle de la création d’emplois.
Pour relever tous ces défis et tant d’autres qui restent à explorer, le Congo a besoin d’un grand mouvement populaire qui réconcilie durablement les Congolais avec la politique. C’est notre ambition. Nous allons la réussir.
Je veux que notre formation devienne un grand mouvement populaire c’est-à-dire que s’y retrouvent, s’y reconnaissent, s’y rassemblent des Congolais de toutes les conditions, de toutes les origines, de tous les territoires.
A tous ceux et toutes celles qui recevront cette note : Je veux que vous alliez dès demain à la rencontre des
Congolais. Faites de la politique. Aimez la politique. Faites partager notre passion pour le Congo. Allez vers les autres sans arrogance mais avec l’esprit de tolérance de ceux qui savent que
leurs idées sont justes.
Je veux que vous soyez audacieux et généreux.
Audacieux parce qu'on ne construit rien de grand sans audace. Il en a fallu à André Matswa pour incarner le Congo Libre, le Congo rebelle, le Congo éternelle. Il en a fallu à Jean-Félix Tchicaya et à Alphonse Massamba- Débat pour porter une ambitieuse politique industrielle qui nous sert encore aujourd'hui. Il en a fallu à l’Abbé Fulbert Youlou pour donner le droit de vote aux plus jeunes et doter le Congo d’institutions viables.
Pour résoudre les problèmes du Congo, nous ne devons pas nous replier frileusement sur les vieilles méthodes, nous devons imaginer de nouvelles voies, chercher et porter de nouvelles idées,
passionner par de nouveaux débats. La vie politique doit cesser d'être un monument d'ennui, de conformisme, et finalement d'immobilisme. N'ayez pas peur des idées nouvelles. C'est vers l'avenir
qu'il faut se tourner, pas vers le passé.
Généreux, parce que je ne me résous pas à laisser à une frange de conservateur baron de l’immobilisme actuel de notre pays le Congo, qui n'ont rien fait contre le chômage, la pauvreté et
l'exclusion, le monopole du cœur.
Généreux, c'est accepté de faire une place à chacun sur la base de son mérite. Généreux, c'est reconnaître à chacun les mêmes droits. Généreux, c'est s'engager sans compter. La politique n'est
pas faite pour ceux qui sont avares de leur temps, de leur enthousiasme, de leur énergie. Généreux, c’est enfin retrouver l’esprit d’équipe, et, l’envie de jouer collectif.
La passion du Congo est en nous. Nous allons la faire partager aux Congolais.
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